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    (GMT+08:00) 2005-02-18 12:59:34    
    Litang : une oasis entre Chengdu et le Tibet

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    La ville de Litang est la première ville qui conduit vers le Toit du monde. Située dans la préfecture autonome tibétaine de Garzê dans la partie ouest de la province du Sichuan, Litang est composée de maisons de pierre semblables à de petites forteresses et de ruelles dans lesquelles déambulent les nomades tibétains.

    Chaque année, au mois de juillet, Litang accueille le festival de chevaux qui fait de la petite ville un site incontournable entre Chengdu et Lhasa. Malgré les festivités estivales, ce lieu reste un endroit loin des sentiers battus car il faut compter deux jours de bus pour rejoindre Litang au départ des grandes villes voisines. Heureusement, on ne voit pas le temps passer car le paysage qui défile est majestueux. Le bus traverse des vallées vertes puis d'épaisses forêts montagneuses avant de rejoindre enfin le vaste plateau du Tibet où le village de Litang se trouve à 3 900 m d'altitude.

    Les maisons locales sont construites en pierres brunes qui se confondent dans le paysage tandis que les cadres des fenêtres sont rehaussés de couleurs chatoyantes en harmonie avec celles des bannières de prières suspendues dans les rues. Malgré son isolement, Litang est une ville très animée qui représente pour les nomades un endroit de ravitaillement mais aussi de socialisation. Apportant une étincelle de vie au milieu du plateau désolé et sauvage du Tibet, Litang ressemble à une véritable oasis. La récente introduction des nouvelles technologies comme Internet dans une région où le mode de vie nomade est encore très présent offre un incroyable mélange de modernisme et de tradition.

    Après quelques minutes de marche en dehors du centre?ville, on se retrouve dans une vaste plaine entourée de montagnes aux cimes enneigées, ayant pour seule toiture un ciel bleu d'une incroyable pureté. Ici, la raréfaction de l'oxygène se ressent et chaque mouvement entraîne une accélération de la respiration. Dès que le soleil disparaît derrière un nuage, un froid saisissant transperce les vêtements tandis qu'un vent glacial rappelle à celui qui l'aurait oublié la haute altitude de Litang.

    Au loin, on aperçoit quelques stupas ainsi qu'un mur de briques rouges surplombant le village. L'ancienne lamaserie de Litang, bâtie après le passage du IVe Dala? Lama il y a 400 ans, abrite aujourd'hui plus de 1 000 moines. Sur le chemin qui conduit vers la lamaserie, les villageois très accueillants font fi de la barrière de la langue et essayent de communiquer avec le voyageur pendant que des familles entières travaillent à la récolte du foin. Plus loin, de joyeuses hordes d'enfants jouent bruyamment tandis que des vieillards aux visages marqués par le temps lancent les v?ux de salutations traditionnels : « tashidelek ».

    A la tombée de la nuit, la population multiculturelle de Litang se rassemble autour des étals de nourriture alignés dans la rue. Les Han et les Tibétains partagent ensemble divers morceaux de viande grillée avant de s'installer pour regarder la dernière vidéo tournée dans Lhassa tout en sirotant une tasse de thé au lait.