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    (GMT+08:00) 2004-12-23 10:58:17    

    l'ancienne championne de la poutre horizontale, Sun Xiaojiao


    cri
    Au stade de l'équipe nationale chinoise de gymnastique, on a un tableau pour les champions du monde. Et chaque athlète une fois devenu champion du monde doit participer à une cérémonie pour inscrire son nom et coller sa photo sur ce tableau. C'est un immense honneur que de s'inscrire sur ce tableau, les sentiments éprouvés durant cette cérémonie ne sont pas inférieurs à ceux que l'on restent lorsq'on est debout sur le podium.

    « C'est l'une de mes plus anciennes aspirations. Après avoir obtenu une médaille d'or, je me suis sentie beaucoup plus en confiance. Parce que ma condition physique n'était pas très bonne, devenir championne du monde et inscrire mon nom sur le tableau de l'équipe nationale de gymnastique, m'a vraiment rendu très heureuse. »

    A strictement parler, Xiaojiao ne possède pas la condition physique d'une gymnaste d'élite. Mais dès qu'elle a commencé à s'entraîner, et jusqu'à la retraite de l'équipe, son inébranlable esprit combatif a ébloui tout le monde. Son entraîneuse Lu Shanzhen a dit un jour que Xiaojiao est comme un boeuf qui laboure et sarcle chaque jour avec rigueur au stade de gymnastique.

    En décembre 2003, Xiaojiao a quitté ses salles de gym, quitté ses camarades, avec lesquels elle était 24h sur 24, et quitté sa gymnastique qui lui était pourtant si cher. Rappellant les jours précédent son départ, Xiaojiao a des souvenirs très frais, mais quand elle parle de sa retraite, elle a le c?ur lourd.

    « Je suis allée au stade la veille de mon départ, pour faire mes adieux aux camarades et entraîneurs. J'étais contente et à la fois profondément triste : j'étais heureuse d'avoir gagné une médaille d'or avant la retraite, car c'est tout de même un point relativement positif pour ma carrière de gymnaste. Mais ce qui m'a affligé c'est que je n'arrivais pas à me résoudre à quitter ces lieux qui m'étaient si familier, je m'y suis entraînée pendant quand-même une dizaine d'année. »

    En septembre 2004, Xiaojiao passe l'examen de la faculté du Sport de l'Université normale de Beijing. Une fois envolée la pression constante qui provenait des compétitions et des entraînements, la vie de Xiaojiao est devenue beaucoup plus détendue. Plus besoin de faire de gymnastique matinale, plus besoin de faire de régime, et quand elle se couche, plus besoin de penser aux gestes du lendemain. Actuellement, le plus grand problème de Xiaojiao, c'est son anglais. Comme ses entraînements ont duré plusieurs années, et occupé la plupart de son temps, ses connaissances élémentaires ne peuvent bien-entendu pas se mettre sur le même plan que celui de ses camarades à l'université.

    « L'anglais que j'apprends à l'université est tout à fait différent de celui que j'ai appris avant. Il y a beaucoup de choses que le professeur enseigne que je ne comprends pas. Presque tous mes camarades ont fait des études régulières, de l'école primaire à l'université, en passant par le lycée. Leurs connaissances sont donc meilleures que les miennes. Je vais faire tout mon possible en anglais pour mieux me rattraper l'année prochaine. »

    Pendant son temps libre, Xiaojiao fait de la gymnastique rythmique à l'université. Avec une dizaine d'année de gymnastique derrière elle, Xiaojiao est naturellement l'assistante de l'entraîneur dans l'équipe. Elle exécute souvent les mouvements pour donner l'exemple à ses partenaires.

    On peut facilement prévoir que dans le nouveau champ de l'université, Xiaojiao connaitra de nouveaux succès.

    Parlant de l'avenir, Xiajiao souhaite d'abord terminer ses études universitaires.

    « J'espère que mon futur travail aura un lien avec la gymnastique. En fin de compte, je me suis entraînée tellement d'années, que la gym fait maintenant partie de ma vie. Je me prépare à passer l'examen pour devenir arbitre en gymnastique. Mais ce qui est sûr, c'est que je ne serai pas entraîneuse, parce que cette profession est vraiment trop dure, il y a beaucoup trop de pression. »

    Durant notre interview, elle a toujours gardé le sourire aux lèvres, soit on parle de la dureté des entraînements, soit de la joie de remporter une médaille d'or. On a dans tous les cas un sentiment plutôt doux. Xiaojiao a toujours dit qu'elle a surtout eu de la chance de pouvoir devenir championne du monde. Mais ceux qui la connaissent bien savent que son succès est indisosciable de son inflexible esprit.

    Nous souhaitons à Xiaojiao qu'elle puisse maintenir ce cap, qu'elle garde cette combativité qui lui a déjà si souvent réussi, et nous lui adressons encore tous nos v?ux de bonheur pour l'avenir.

    (CRI)