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Plus de 50 % des Chinois « ne se sentent pas proches » de leurs voisins japonais, pour la raison principale que le Japon n'a pas « réfléchi sérieusement » sur son passé militariste, annonce une enquête de l'Académie chinoise des sciences sociales (ACSS).
Le sondage, mené par l'Institut sur le Japon de l'ACSS et publié sur son site Internet, précise que 31,2 % des interrogés « ne se sentent pas proches » des Japonais et que 22,4 % les prennent pour des gens « très désobligeants ».
Parmi ces 53,6 %, 26 % expliquent leurs sentiments, en disant que le Japon avait occupé comme agresseur la Chine. 61,7 % considèrent que depuis ces 5 dernières décennies, le Japon n'a jamais fait une autocritique sérieuse sur cet épisode de l'histoire.
« Comparativement à l'enquête précédente (menée en 2002), on signale une augmentation sensible de pourcentage (+ 10,3 %) dans le camp des Chinois se sentant psychologiquement distants des Japonais. C'est principalement parce que des événements qui se sont passés ces dernières années au Japon ont blessé les sentiments des Chinois », a expliqué Jiang Lifeng, président de l'Institut.
Le Premier ministre japonais Koizumi Junichiro, a-t-il cité, a rendu hommage pour la quatrième année consécutive au temple Yasukumi destiné aux gens tombés dans les guerres menées par son pays, dont plusieurs criminels de la Seconde Guerre Mondiale.
Environ 42 % des interrogés estiment que Koizumi ne devait absolument pas visiter le temple, tandis que 5 % pensent que cela fait parti des affaires japonaises.
Pourtant, 6,3 % se disent proches ou très proches du Japon, soit un léger accroissement par rapport au sondage précédent (5,9 %).
L'enquête s'est effectuée de septembre à octobre à l'échelle nationale, chez un échantillon de 3 300 personnes, récupérant 2 987 questionnaires valides.
Environ 900 questionnaires renvoyés étaient accompagnés de courts messages, dans lesquels on critiquait les comportements passés et actuels du Japon et souhaitait fortement la reprise des rapports de bon voisinage entre les deux pays, a dit Jiang.
La plus grande partie des Chinois adoptent leur position à l'égard du Japon dans une perspective historique, a-t-il expliqué, et une petite partie sous l'optique politique ou économique. Ceux qui considèrent ce problème à partir de leur expérience personnelle sont rares.
Seul 0,7 % des interrogés éprouvant de la rancoeur contre le Japon ont dit que leur famille ou leurs amis avaient vécu de mauvais moments à cause du Japon et de certains Japonais.
Environ 31,2 % des gens ayant une bonne impression du Japon expliquent leur raison, disant que ce dernier possède une technologie de pointe et une économie puissante. D'autres parce que leurs membres de famille ou certains de leurs amis vivent au Japon ou qu'ils ont visité ce pays ou ont des amis japonais.
« Il est à noter que cinq interrogés, âgés tous de vingt ans environ, trouvent les Japonais peu amicaux, parce qu'ils regardent les Chinois de haut. C'est la première fois qu'on a noté cela dans cette enquête », a dit Jiang.
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