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M : En Chine, on dit souvent que les taxis sont les cartes de visite d'une ville. Vous vous demanderez pourquoi ? C'est évident. Lorsqu'un touriste ou un homme d'affaires arrive dans une ville inconnue, la première personne qu'il va rencontrer, c'est le chauffeur de taxi qui va le conduire de l'aéroport à son hôtel.
F : Si le chauffeur n'est pas honnête, il fera des détours et des détours pour gagner plus d'argent. L'image de la ville sera donc salie par ce taxi et son chauffeur. En revanche, si le chauffeur est serviable et qu'il fait l'effort de recommander des restaurants bon marché ou donne des informations très utiles, le nouveau venu aura immédiatement une bonne impression de la ville dans laquelle il débarquera.
M : D'où l'importance des chauffeurs de taxi.
F : Jingdezhen est une ville réputée pour sa porcelaine. Depuis longtemps, le commerce y est très dynamique. Aujourd'hui, le tourisme dans cette ville s'est développé d'une manière rapide.
M : Et pareil pour les taxis de cette ville, depuis leur apparition en 1995. En presque 10 ans, les taxis ont été changés une seule fois. Aujourd'hui, on trouve environ 700 taxis dans toute la ville.
F : Comme toute autre ville en Chine, avec le développement du transport, Jingdezhen a lancé une radio de trafic routier en 2001. Très suivie par les auditeurs sur la route, elle est rapidement devenue l'amie des chauffeurs de taxis.
M : D'ailleurs, ce sont surtout les chauffeurs de taxi qui écoutent cette radio. Comme ils travaillent tous les jours, ce sont eux qui ont besoin du plus d'infos sur l'état du trafic routier.
F : ça tombe donc bien, parce que c'est justement le rôle de cette radio ! M : En dehors de ces infos sur l'état du trafic routier, cette radio diffuse également des conseils de santé, recommande des restaurants sympas et relate les traits de l'actualité nationale et internationale.
F : Et puis, cette radio a pris le parti des chauffeurs de taxi et défend désormais leurs droits. M. Weiming, le directeur de la radio va nous citer un exemple. (enr1)
« Lors du changement des taxis, l'administration avait fait facturé deux fois le compteur aux chauffeurs. On ne savait pas si cela avait été fait sciemment ou non. On a donc reçu un grand nombre de plaintes de la part de chauffeurs mécontents. Et on a alors décidé de mener notre enquête auprès de la compagnie de taxis et la compagnie de compteurs. Et on s'est aperçu que les chauffeurs avaient déjà payé la facture pour le compteur lors de l'acquisition de la nouvelle voiture. En fait, le jour où les voitures avaient été livrées, les compteurs n'avaient pas été installés. Et lorsque l'administration les a faits installer, elle a demandé aux chauffeurs de payer une nouvelle fois. Sachant qu'un compteur coûte six cents yuans. Cela représente une somme pour un chauffeur qui gagne mille ou deux mille yuans par mois. On a déposé une plainte auprès de l'administration de supervision de la part de tous les chauffeurs de taxis de la ville. Et ils ont alors pu récupérer leurs six cents yuans. »
F : Ce sont des petits gestes comme ça qui ont permis à la radio d'accroître son audimat. Lors de la sélection des taxis bénévoles, la radio du trafic en est devenue naturellement le principal organisateur, avec le Bureau des valeurs morales et le Bureau du contrôle du transport des passagers et la Police.
M : Le projet de cette manifestation a été lancé en mars 2002, deux ans avant que l'on ne fête le millénaire du baptême de la ville au nom de Jingde. En fait, les organisateurs souhaitaient promouvoir la civilité et faire changer les mentalités des taxis en formant un groupe de taxis bénévoles.
F : Pour se porter candidats, il faut tout d'abord avoir une grande expérience de conduite pendant l'année précédente. Puis, il ne faut pas avoir fait l'objet de plaintes de la part de clients et s'être montré serviables et honnêtes vis-à-vis d'eux. Par exemple, si ils ont rendu un portefeuilles appartenant à un client ou le fait d'avoir offert une course gratuite à une vieille personne à l'hôpital. Et enfin, s'ils ont apporté des informations utiles à la radio.
M : Alors, combien de taxis bénévoles ont été sélectionnés la première fois ?
F : Trente-trois.
M : Est-ce qu'on a dû éliminer certains taxis bénévoles, comme par exemple ceux qui ont provoqué un accident ?
F : Oui. Comme nous l'a de nouveau expliqué M. Weiming. (enr2)
« Le taxi bénévole n'est pas un titre permanent. Au début de l'année, nous avons renouvelé le groupe en éliminant deux anciens taxis bénévoles. L'un avait provoqué un grand accident qui avait fait un blessé. Sur ce point-là, nous sommes intransigeants, nous ne tolérons pas les grosses fautes de conduite, surtout quand la vie d'un enfant est en jeu. Dans l'autre cas, l'ancien chauffeur avait vendu son taxi à quelqu'un d'autre. Et le titre avait été attribué à lui, et non au nouveau chauffeur de taxi. »
F : En fait, ce titre n'a pas qu'une valeur honorifique. Il incite les chauffeurs de taxi à offrir une vraie qualité de service. Au printemps de cette année, la radio a appelé ces trente-trois taxis bénévoles à sortir les personnes âgées de leur maison de retraite, pour une visite de la ville.
M : Ces personnes âgées restent le plus souvent enfermées entre quatre murs. Et certaines n'ont même aucune notion du monde qui les entoure. Donc, ces chauffeurs étaient là pour leur donner une image plus actualisée de leur propre ville.
F : Au cours de cette journée avec les personnes âgées, les chauffeurs ont compris qu'elles avaient besoin de soins et d'aide, et qu'une seule journée n'était pas suffisante pour cela. M. Weiming, le directeur de cette radio nous a donc expliqué les bienfaits apportés par les chauffeurs après cette journée de visite gratuite. (enr3)
« Certains chauffeurs ont rapporté aux personnes âgées, des vêtements peu portés par leur famille. D'autres sont retournés à la maison de retraite pour montrer aux personnes âgées d'autres aspects de la ville. D'autres encore, ont fait des dons à la maison de retraite. Autant d'actions révèlent l'état d'esprit de ces chauffeurs qui ont honoré le titre de taxis bénévoles. »
F : En plus, lors des examens nationaux pour entrer à l'université, les chauffeurs de taxi ont conduit les candidats de leur domicile aux lieux des examens. Même les taxis qui n'ont pas reçu de titres, se sont joints au mouvement. Sur ce plan-là, on peut dire que l'objectif de promouvoir la civilité a été atteint. Voici M. Fang, un chauffeur de taxi bénévole au micro de RCI. (enr4)
« De nombreux confrères m'ont demandé comment devenir chauffeurs de taxis bénévoles. Eux aussi voulaient faire partie de ce groupe. Je leur ai donc expliqué les démarches à suivre. Et cela les a incité à se montrer plus polis et plus serviables, et à faire le bien autour d'eux. »
F : Pour encourager les chauffeurs de taxis bénévoles ou les autres à faire le bien, la radio relate souvent les bonnes actions réalisées par des chauffeurs. Par exemple, ce M. Fang, un jour d'avril, il a trouvé un portefeuille sur la banquette arrière, avec mille yuans dedans. Il en a immédiatement fait part à la radio du trafic qui a fait une annonce. Quand le client a retrouvé M. Fang au siège de la radio, le client a voulu lui donner cent yuans pour le remercier, mais M. Fang a refusé.
M : Il mérite vraiment son titre de taxi bénévole.
F : Et pour récompenser les taxis bénévoles, la police les a autorisé à rouler sur les voies d'urgence pendant les heures de pointe.
M : Le jour de la fête de la mi-autonome, les employeurs de la radio se sont placés sur les grands croisements et ont distribué des gâteaux de lune aux chauffeurs.
F : Ces petits gâteaux ne coûteraient pas plus de deux euros. Mais ils représentent le respect porté au travail des chauffeurs de taxi, surtout que c'est une fête que l'on passe généralement en famille.
M : Certains éprouveront certainement du mépris vis-à-vis du métier de chauffeur de taxi. Mais ils restent indispensables dans notre quotidien. Ils peuvent nous permettre d'arriver à l'heure à un rendez-vous, de voir de la famille ou des amis à temps, et ils seront toujours là, que l'on sorte à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Bref, les chauffeurs de taxi méritent bien notre respect.
F : La sélection des taxis bénévoles a fait son apparition récemment. Elle devrait se propager dans d'autres villes. Jingdezhen a donc prêté une attention particulière au bien-être des touristes et hommes d'affaires. Ces derniers n'ont pu ainsi que garder un bon souvenir de cette ville. Comme nous l'a expliqué M. Fang, notre chauffeur de taxi bénévole. (enr5)
« Souvent, j'ai demandé à mes clients de me donner leurs impressions sur les taxis de Jingdezhen. A chaque fois, ils ne tarissaient pas d'éloges. Ils disaient que les chauffeurs étaien honnêtes, polis et qu'ils parlaient bien le mandarin. J'étais très fier parce que leurs compliments montraient qu'ils étaient contents du travail de mes collègues. Je vais continuer à mettre tout mon coeur dans mon travail. Je serai ravi de vous accueillir à Jingdezhen et de vous servir de chauffeur. »
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