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Le 16 septembre était la 10ème Journée internationale de la protection de la couche d'ozone. L'Administration nationale de la protection de l'environnement de Chine et le Commissariat des Nations Unies pour l'environnement ont tenu le même jour une réunion commémorative à Xi'an, ville située dans le centre de la Chine. Mme Wang Jirong, vice-directrice de l'Administration nationale de la protection de l'environnement, a indiqué que ces 10 dernières années, en application des accords internationaux, la Chine a déjà substantiellement réduit la production et la consommation de substances qui détruisent la couche d'ozone. D'ici 2010, la Chine devra faire de son mieux pour atteindre son objectif de réduire à zéro la production et la consommation des substances détruisant l'ozone. Notre correspondant à Xi'an a recueilli de nombreuses informations.
L'ozone à haute altitude joue un rôle protecteur pour la vie sur Terre car il absorbe les rayons ultra-violets du soleil. Il protège la Terre et les êtres qui la peuplent un peu à la manière d'un filtre, comme des lunettes de soleil. Pour protéger la couche d'ozone donc, la communauté internationale a élaboré en 1987 le Protocole de Montréal relatif aux substances qui appauvrissent la couche d'ozone, en suggérant l'interdiction des émissions de ces substances et fixant une date butoire pour appliquer le programme.
Actuellement, presque tous les pays du monde l'ont déjà signé. La Chine y a adhéré en 1991 et a stipulé explicitement l'année suivante son plan et ses objectifs : il s'agit tout simplement de d'éliminer les substances détruisant la couche d'ozone en intervenant directement dans les secteurs concernés.
Lors de la réunion du 16 septembre, Mme Wang Jirong, vice-directrice de l'Administration nationale de la protection de l'environnement de Chine, a réaffirmé son engagement :
« Le gouvernement chinois mène depuis longtemps des actions pour protéger la couche d'ozone et a mis en oeuvre un plan national global pour éliminer progressivement l'émission des substances appauvrissant la couche d'ozone. Le Protocole de Montréal va être respecté car nous sommes convaincus de notre capacité à réduire à zéro la production et la consommation des produits menaçant la couche d'ozone d'ici 2010. »
L'adhésion de la Chine au Protocole de Montréal a permis l'établissement et le perfectionnement de son système de réglementation sur les normes environnementales. On a aussi publié une série de normes de gestion sur la production, la consommation, et l'import-export des substances détruisant l'ozone.
La Chine a déjà diminué de plus de 60 % sa production et sa consomation de ces substances. Ce qui fait que la Chine compte pour 60 % dans la diminution totale de ces substances parmi les pays en voie de développement. Pour soutenir et encourager la Chine dans sa démarche de préservation de la couche d'ozone, les Nations Unies lui ont déjà accordé des aides financières d'un montant de 750 millions de dollars.
La vice-directrice de l'Administration nationale de la protection de l'environnement a expliqué que conformément au plan de protection de la couche d'ozone, ces substances destructrices sont désormais bannies pour une dizaine de produits concernant divers secteurs ; il s'agit notamment des climatisations automobiles, des réfrégirateurs, des produits de lavage, ou encore du tabac... Au final, production et consommation cumulées, c'est plus de 100 mille tonnes de moins qui se dégagent détruisent la couche d'ozone. D'autre part, pour favorier l'application du plan de lutte contre la réduction de l'ozone, on étudie actuellement les possibilités de substituer les produits nocifs à l'ozone.
M. Salazar, secrétaire général du Secrétariat des Nations Unies pour la protection de l'environnement, qui a participé à la réunion commémorative du 16 septembre, s'est félicité des progrès réalisés par la Chine dans le domaine. Il a toutefois mentionné les nombreux défis qui attendent la Chine pour éliminer les substances dangereuses pour l'ozone.
«La Chine doit accélérer son plan d'élimination pour mieux contrôler la production et la consommation des substances appauvrissant l'ozone et respecter ses engagements. »
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