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    (GMT+08:00) 2004-09-24 09:29:43    
    Naviguer au large en battant pavillon chinois
    Interview M. Wei Jiafu, PDG de la COSCO (China Ocean Shipping Company)

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    Chers auditeurs, le 1er octobre de cette année sera le 55e anniversaire de la République Populaire de Chine. Au cours de ce demi-siècle de dur labeur pour développer la nouvelle Chine, de nombreuses personnes se sont illustrées par leur magnifique travail. L'expérience de M. Wei Jiafu, PDG de la COSCO, qui a le même âge que la République, est comme un exemple bien représentatif du développement des transports maritimes chinois, et son histoire témoigne d'une Chine pauvre qui a, petit à petit, su redorer son blason. Aujourd'hui, dans notre émission, nous allons faire la connaissance de M. Wei, et de l'une des plus grosses compagnies navales, la COSCO.

     

    Wei Jiafu est né pendant l'hiver 1949, dans une famille de paysans de la province du Jiangsu. Après son premier cycle à l'école secondaire, comme sa famille était pauvre, il est entré dans une école secondaire spécialisée en technologie radiophonique.

     

    Bien qu'à l'époque, la Chine nouvelle n'avait qu'à peine dix ans, et que sa construction économique commençait à peine, le gouvernement chinois décida fermement de développer l'industrie navale, car c'est un signe révélateur de la puissance économique et technique d'un pays. Ainsi naquit en 1961, la première compagnie de transport martime, la COSCO. Trois ans plus tard, Wei Jiafu, avec son diplome en poche, entra à la COSCO qu'il ne quitterait désormais plus. Il commença comme radiotélégraphiste, et devint 8 ans plus tard, capitaine d'un navire de transport, et resta à ce poste 5 ans.

     

    Dans les années 80, Wei Jiafu fit son entrée à la direction de la société. En 1998, cet homme, qui travailla en mer si longtemps, prit le poste de PDG de la compagnie. Parlant de son expérience, M. Wei dit qu'il a été le témoin du développement de la COSCO et de la Chine.

     

    « Cela fait déjà 37 ans que je suis à la COSCO. De simple marin, à la direction suprême de la compagnie, j'ai vu de mes propres yeux que le développement de la COSCO était étroitement lié à celui de la réforme et de l'ouverture de la Chine. Cela m'a montré les capacités du gouvernement du Parti communiste chinois ainsi que l'espoir de la nation. »

     

    La première compagnie de transport maritime de Chine, n'avait que 4 navires à ses débuts, mais la COSCO possède et gère actuellement plus de 600 navires modernes dont les biens matériels sont estimés à 18 milliards de dollars. On peut voir les navires et containers de la COSCO dans quelque 13 000 ports de plus de 160 pays et régions. « La COSCO jouit d'un grand prestige parmi ses confrères et ses clients. Sur les six dernières années, elle a gardé un taux de ponctualité au dessus de 95%  entre autre pour sa ligne Chine - Etats-Unis, quant à celle Chine-Australie : 100%. »

     

    M. W a dit avec fierté que le pavillon de la COSCO et la bannière chinoise battent sur les sept mer et dans tous les grands ports du monde, et que c'est une insigne respectée fixant les regards du monde. Bien sûr, la fierté de M. Wei ne s'arrête pas là. Aujourd'hui, cette compagnie a étendu ses affaires à d'autres domaines comme le commerce, l'industrie, les finances, etc. Elle est surnommée le porte-avion dans le milieu du transport maritime de Chine et est considérée comme l'exemple dans cette branche.

     

    Satisafait des succès de la COSCO, M. Wei Jiafu s'exclame également sur les difficultés que la compagnie a rencontré. Depuis 1978, la Chine  applique une politique de réforme et d'ouverture et a fait de grands pas dans la construction du système socialiste à économie de marché. Avec l'approfondissement de la réforme, la COSCO participe activement à la concurrence mondiale et est progressivement entrée dans un système d'entreprise moderne. En tant que grande entreprise nationale, la COSCO  applique des stratégies d'expension internationale, ou « sortir » d'après les mots de Wei Jiafu. Pour lui, cela signifie relier les concepts de la COSCO avec les coutumes internationales en matière de commerce.

     

    « Nous gérons notre société, en suivant les méthodes classiques en vigueur dans les autres pays du monde, ce qui nous permet de gagner des clients et des investisseurs. Un journaliste américain m'a demandé un jour qui m'avait nommé à ce poste. Je lui ai répondu que comme on le fait dans son pays, j'avais été élu par les actionnaires. »

     

    Depuis longtemps, les préjugés des pays occidentaux vis-à-vis de la Chine gênent gravement l'internationalisation de la COSCO. M. Wei Jiafu profite donc de toutes les occasions possibles, comme un bon représentant de commerce, pour présenter la COSCO, et faire connaître la Chine aux étrangers, de manière objective à travers sa société. En 2001, il a prononcé un discours à l'Université d'Harvard sur invitation de celle-ci. Il a présenté, en anglais, le succès de la réforme en Chine des sociétés d'état, comme la COSCO, et a expliqué que ces compagnies administraient leurs affaires comme les sociétés étrangères.

     

    La COSCO, qui a déjà fait son entrée sur le marché international depuis bien longtemps, pense ses affaires en terme de globalisation. D'après M. Wei Jiafu, c'est justement la méthode de fusion entre la gestion de société et la culture locale que pratique la COSCO, qui conquiert la consécration des officiels et des commerçants du monde entier.

     

    « Bien que la COSCO soit une entreprise d'état, elle souhaite ardemment investir des capitaux à l'étranger et coopérer avec les entreprises locales. Nous avons organisé des conférences, et nous nous sommes entretenus avec des officiels et des commerçants américains, pour présenter notre société ainsi que la réforme d'ouverture de notre pays. »

     

    En 2000, à cause du départ de plusieurs sociétés étrangères, le port de Boston s'est retrouvé devant le dépot de bilan. A ce moment-là, M. Wei Jiafu a décidé, après une analyse scientifique, d'ouvrir une nouvelle ligne de navigation à destination du port de Boston. En une nuit, 9 000 américains ont retrouvé leur emploi, et le port de Boston se renouvelle grâce la COSCO.

     

    Maintenant, de plus en plus de gens connaissent la COSCO ainsi que la vérité sur le système économique en Chine. En 2003, le premier ministre chinois Wen Jiabao a ratifié « L'accord maritime Chine-Etats-Unis », qui permet à la COSCO de devenir une société transnationale de tout premier ordre.

     

    Aujourd'hui, on peut trouver les navires de la COSCO battant le pavillon rouge à cinq étoiles sur n'importe quel océan, et sur n'importe quelle mer. Alors M. Wei Jiafu est maintenant connu par de plus en plus de chinois, et même par des étrangers, qui admirent autant son courage et sa sagesse que sa passion.

     

    M. Wei Jiafu dit fréquemment qu'il est le fils de la mer, et qu'il a trempé son caractère sur les navires. Mais d'après lui, le rôle qu'il a joué ne vaut pas la peine qu'on en parle. Le succès de la COSCO est avant tout le fruit des efforts conjoints de 80 000 employés, mais plus important encore, une patrie énergique est un allié tout puissant pour la COSCO.

     

    Dans quelques jours, ce sera le 55ème anniversaire de la fondation de la nouvelle Chine. Le PDG Wen Jiafu a exprimé ses voeux pour tous les employés de la COSCO à notre micro :

     

    « Compagnons de la COSCO de tous les pays, je vous remercie pour vos efforts, car la COSCO jouit aujourd'hui d'une réputation mondiale. J'espère que vous redoublerez d'efforts pour la COSCO, mais aussi pour une vie meilleure. »