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F : Chers amis, dans notre rubrique personnalité sportive, nous allons vous présenter aujourd'hui l'ancienne championne de gymnastique Mo Huilan. Mo Huilan donne l'impression d'être une gentille fille, toujours souriante. En fait, ses amis, ses entraîneurs, et tous ceux qui la connaissent bien, savent que son caractère est tout le contraire de son apparence : elle est très entreprenante, et n'aime pas rester en retard sur les autres.
S : Au début, elle était loin d'être la préférée de l'entraîneur, mais après être devenue la princesse de la gymnastique, tout le monde s'est mis à la suivre de près. Et par ailleurs, peu à l'aise en ce qui concerne les informations, on peut pourtant voir son esprit inflexible d'animatrice sur TV Phoénix ne jamais s'avouer vaincu.
F : Mo Huilan nous a confié avoir un très bon ami, c'est l'entraîneur de l'équipe nationale : Liu Guicheng. Celui-ci l'a vu passer de vilain petit canard à championne du monde. L'entraîneur, M. Liu se souvient d'elle quand elle était petite.
S : A l'âge de 11 ans, Mo Huilan et sa jumelle cadette Mo Huifang ont été sélectionnées en équipe nationale. Comme sa soeur cadette faisait également de bonnes prestations, Lanlan a été retenue comme accompagnatrice, parce que les entraîneurs de l'équipe ont estimé que les jumeaux pourraient se stimuler l'un l'autre. Cela était favorable à Mo Huifang, mais pas à sa s?ur.
F : Alors à ce moment-là, Lanlan était une fille qui n'attirait pas attention dans l'équipe. C'est l'entraîneur Liu qui a remarqué son potentiel et a commencé à la former. Au début, quand Lanlan est arrivée dans l'équipe nationale, ses qualités fondamentales, au saut, à la course, et sa condition physique en général, étaient inférieures à celles de ses équipières. Mais quand elle a vu qu'on accordait beaucoup d'importance à sa soeur cadette, elle voulu de tout son coeur rester dans l'équipe. Peut être était-ce exactement ce caractère récalcitrant auquel l'entraîneur Liu s'intéressait.
S : Après avoir obtenu quelques titres nationaux, l'entraîneur Liu a renforcé l'entraînement. Alors Lanlan a écrit un rapport en exposant son cas à l'intention de l'entraîneur Liu et des dirigeants de l'équipe. Son initiative fût une réelle surprise pour tout le monde. Parce que les petites gymnastes d'alors faisaient souvent semblant d'être malade, et se débrouillaient très bien avec l'entraîneur. « Lanlan était vraiment très audacieuse. »
F : En fait, dans sa région natale, elle a déjà eu des expériences de « lutte » semblables. Quand Lanlan s'entraînait à Nanning, dans la province du Guangxi, comme elle ne supportait pas l'intensité des entraînements, un jour elle a décidé de fuir et de rentrer chez elle avec ses copines. Sans aucun sou, elle a démandé l'aide d'un policier pour monter dans le train.
S : Alors en comparaison avec cette fugue, elle a vraiment été très douce de donner son avis par écrit. Lanlan est en effet une fille de bonne volonté. Elle savait qu'elle avait fait de la peine à son entraîneur, elle lui a alors tout spécialement demandé pardon.
F : Lors des Jeux Asiatiques de 1994 à Hiroshima au Japon, Mo Huilan a raflé les médailles d'or de la poutre, de la gymnastique rythmique, des barres asymétriques et du saut de chevalet. En 1995, elle a à nouveau obtenu la médaille d'or de la poutre lors du Championnat du monde de gymnastique. En outre, la Fédération internationale de gymnastique a donné son nom au saut périlleux qu'elle a inventé. Mo Huilan est finalement devenue un véritable et magnifique cygne dans le milieu de la gymnastique.
S : La reine de la gymnastique russe Svetlana Khorkina a déclaré que jusqu'à aujourd'hui, sa gymnaste préférée n'était autre que Mo Huilan. D'après elle, la chinoise est une bonne compétitrice, mais outre son excellent niveau, elle est également dotée d'une grande beauté.
Pour un sportif, le meilleur moment c'est lorsqu'il se trouve sur la plus haute marche du podium et qu'il écoute l'hymne de son pays. Cependant, bien que ce moment brille de mille éclats, il est toujours extrêmement court, alors que la vie, elle, est souvent d'un quotidien très ordinaire.
F : Après avoir quitté l'équipe nationale de gymnastique, Lanlan a choisi de faire des études à la faculté de journalisme de l'Université du Peuple de Pékin. En septembre 1998, elle a réalisé l'un de ses rêves en s'asseyant sur les bancs d'une classe de journalisme. Mais dès le premier jour, elle s'est posée la question : « Est-ce que je suis capable d'obtenir le diplôme ? » Lanlan a rencontré un challenge de taille. Dès lors, elle n'était plus qu'un disciple parmi tant d'autres à l'université du peuple.
S : 4 ans plus tard, Mo Huilan a finalement obtenu sa licence. Elle a trouvé que le temps s'est passé très vite pendant ces 4 ans, mais chaque jour était très dur pour elle. En fait, Lanlan a vraiment fait de grands progrès durant ces 4 ans.
F : Mo Huilan nous a confié :
« En comparaison avec les gens du même âge que moi, je suis bien plus familière des salles de sport que des salles de classe. Quand je me promène sur le campus, j'envie beaucoup mes camarades qui ont d'abord fait des études à l'école primaire, au collège puis au lycée. Mon plus gros problème est que je ne pouvais jamais m'asseoir longtemps pour lire ou étudier. Mais je savais que je pouvais m'en tenir. A travers la gymnastique, j'ai appris à avancer et à ne pas renoncer devant la difficulté. C'est la richesse que la gymnastique m'a enseigné.
S : A l'université du Peuple de Pékin, on l'a appelé Lanlan. Ce diminutif est une manifestation de l'admiration des professeurs et des étudiants pour cette championne du monde. Lanlan a fait des études de journalisme et s'est spécialisée dans la radiodiffusion et la télévision. Dans notre interview, elle a donc tenu un discours bien argumenté.
F : En deuxième année à l'université, j'ai été envoyé comme stagiaire pour courvir le championnat du monde de gymnastique. Mais je ne pensais pas qu'avant mon interview, quelqu'un m'interviewerait.
S : Comme les autres journalistes, Mo Huilan s'est démenée au stade. Mais la différence, c'est que lorsque les gens ont entendu la rumeur comme quoi Mo Huilan était là pour faire les interviews, les sportifs se sont sentis ravis de pouvoir les lui accorder.
F : Durant le championnat, l'apparition du vétérant russe Aleksei Nemov n'est pas passée inaperçu. Beaucoup de journalistes s'étaient préparé pour faire son interview, mais le grand champion Nemov a reconnu Mo Huilan au premier coup d'?il, et lui accordé son unique interview. A chaque phrase, il y avait un « pour toi », cette scène a rendu jaloux pas mal de journalistes.
S : Communiquer avec les sportifs de haut niveau, telle est la spécialité de Mo Huilan. Toutefois, c'est insuffisant pour faire des interviews, il faut nécessairement fixer un sujet, établir un programme, etc, etc. Lanlan subit souvent les critiques du réalisateur. Face à ces jugements, Lanlan pense qu'il faut se perfectionner sans cesse. Elle dit souvent qu'elle est diplomée d'une université de journalisme, mais que cela ne représente pas son niveau, et qu'elle doit apprendre continuellement.
F : A 22 ans seulement, Lanlan s'est faite enrolée par TV Phoénix, devenant ainsi la seule animatrice de l'émission sportive « les Jeux Olympiques et la Chine ». En fait, cette émission a fait ses débuts au mois d'octobre 2001, Mo Huilan était alors animatrice stagiaire. En comparaison avec ses camarades, Mo Huilan estime qu'elle est très chanceuse. Une chaine de télé si connue, un point de départ si élevé, c'est sans doute un travail dont rêve toutes les filles de 22 ans.
S : « les Jeux Olympiques et la Chine » est une émission spéciale sur les Jeux Olympiques de Pékin, qui durera 3 ans. On a l'histoire olympique, la personnalité olympique, les échos olympiques, l'interview olympique, la perspective sur les Jeux Olympiques etc, au total 10 sujets. Mo Huilan est confiante quant à son rôle d'animatrice. Elle nous explique :
F : « Même si ça fait déjà pas mal d'années que j'ai quitté l'équipe, je veux et je peux me consacrer à la cause sportive en Chine. Actuellement, TV Phoénix m'offre cette occasion. Je crois que je serais une animatrice très compétente. »
S : Quand la nouvelle émission « les Jeux Olympiques et la Chine » se cherchait une animatrice en octobre 2001, le responsable fixa les objectifs de Mo Huilan.
F : « J'étais encore à l'université, et j'étais très prise par mes cours à ce moment-là, mais j'ai trouvé que c'était une superbe opportunité, donc j'ai serré les dents, et relevé le défi. Au commencement, j'étais très chargée, et peu familiarisée avec le métier. Mais les professeurs m'ont toujours encouragé. Jusqu'à présent, on a déjà fait presque 40 émissions, et je me trouve de mieux en mieux. Mes professeurs et mes amis m'ont dit que je progressais ; donc je pense que je dois insister. »
S : Actuellement, Mo Huilan travaille 6 jours par semaine au siège de Phoénix, qui se trouve juste derrière l'Université du Peuple. Après avoir terminé ses études, Lanlan est maintenant une employée. Elle habite avec sa jumelle cadette Fangfang. Parlant de sa s?ur, Lanlan a toujours le sourire.
F : « En fait, nous ne nous ressemblons pas beaucoup. Et nos caractères non plus. Je suis extravertie, ma soeur, introvertie. »
S : Mais quand Lanlan rencontre un problème, elle pense d'abord à en parler avec sa soeur. Ses deux filles s'entraînaient ensemble dès l'enfance dans l'équipe nationale de gymnastique, elles ont donc une entente tacite très élaborée.
F : Chers amis, vous venez d'écouter notre rubrique « personnalité sportive », merci de votre fidélité. A très bientôt.
S : Au revoir.
(CRI)
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